Saint-Roch Ferrières Saint-Roch Ferrières Photo Saint-Roch Ferrières

Unde surgit ignis, inde resurgit sedes...


Gravé sur la pierre inaugurale du nouveau bâtiment érigé en 1965, en remplacement de l’ancien réfectoire détruit par le feu le soir du 7 mai 1964, cette phrase latine dit bien la volonté de relever la tête et de regarder devant soi, un état d’esprit qui galvanisait les forces vives du petit séminaire de l’époque.
Le soir du 7 mai 64, le feu se déclare sous le préau de la cour de récréation. Il s’étend rapidement et détruit les réfectoires, les cuisines, l’infirmerie et trois dortoirs; il endommage gravement les appartements et bureaux de la direction et la salle du chapitre. Heureusement, aucune victime, mais les dégâts se chiffrent à 30 millions (de l’époque!).
Le 28 septembre, à 21h30’, un second incendie prend naissance dans les greniers du bâtiment des classes. Toute l’aile formée par 4 étages de studios et la salle de gymnastique est anéantie. 20 millions de dégâts mais les élèves sont sains et saufs!
Deux sinistres en l’espace d’un peu plus de 4 mois: au lendemain de ce 2me coup du sort, les Saint-Rochîs sont sérieusement ébranlés…Aujourd’hui encore, quand on demande à certains d’entre eux de témoigner de ce qu’ils ont connu, ils préfèrent ne pas raviver les cendres de ces souvenirs-là. Et on peut les comprendre…

Et aujourd’hui ?

Le 30 avril dernier, soit 40 ans plus tard, la sirène d’alerte crève tout à coup les tympans! Une fumée blanche opaque envahit les couloirs à proximité du bloc des classes de sciences. Le collège est totalement évacué, dans le calme. La plupart sortent avec philosophie; certains, rares, réchignent un peu. Ce n’est qu’un exercice. Oui, mais c’est obligatoire. Les pompiers de Hamoir sont là. Le commandant, Raphaël Crahay, «kidnappe» un élève qui sort de sa classe! L’intention est claire: le prof. responsable va-t-il s’apercevoir tôt assez que Raoul a disparu? L’éducateur qui prend les présences au rassemblement général pointera-t-il rapidement une absence suspecte?
L’exercice se termine, le directeur prend avis autour de lui avant d’autoriser la dislocation. Le CPPT (Prévention et Protection du Travail) et les pompiers font le point pour évaluer l’efficacité du dispositif d’évacuation. Ce n’était qu’un exercice, oui, mais…


Philco

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