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Que fais-tu dans la vie? (Gilles Renard)

Gilles Renard (rhéto 92), journaliste et concepteur de sites Web


C'est Gilles Renard qui a conçu et réalisé le nouveau site du collège: www.saintrochferrieres.be. Le site est cependant loin d’occuper la totalité de son temps.

Carte d'identité:

Gilles RENARD
Frère de Simon (rh. 94) et de Joël (rh. 2000)
Habite à Liège, après 5 ans passés à Bruxelles
Double profession : Journaliste et Webdesigner
Devise : «Just do it» (se lancer sans trop se poser de questions)
Mots-clés : polyvalence, curiosité, autonomie.
Vie sentimentale : Barbara, notre joie!
e-mail : envoyer un message

Que retiens-tu des 6 années passées à Saint-Roch?

Je les vois comme un tout, alors que l’on a souvent tendance à ne s’intéresser qu’à une branche ou deux, et à dénigrer ce qui ne servira pas plus tard .

Rien en particulier tout de même?

Si, bien sûr. J’ai sélectionné deux souvenirs. Tout d’abord, les cours de sciences sociales (donnés par Jacques Gustin et Monique Colsoul à l’époque), qui, soit dit en passant, devraient être obligatoires. Je me souviens d’un énervement de Jacques Gustin en 3e devant notre incapacité à établir le plan d’un article de presse. Il a interrompu le programme des cours pendant plusieurs leçons pour nous apprendre à concevoir un plan à partir d’un texte existant ou à écrire. Son « IA1a- » m’a été on ne peut plus utile par la suite.

Jacques Gustin écrivait-il en mode SMS avant l’heure?
Non, il s’agit simplement du modèle de numérotation des titres, sous-titres, etc.

Quel est ton 2e souvenir?

Il a trait à mon choix d’études supérieures: un 2e prix au concours de dissertation anglaise organisé par l’Université de Liège au cours de ma 5e année d’humanités m’avait orienté vers la philologie germanique. Mais après quelques semaines de cours, je me suis rendu compte que ce n’était pas ma voie... Désirant une formation beaucoup plus large, j’ai opté aux alentours du 1er novembre pour la candidature en philosophie & communication. C’était une formation extrêmement diversifiée qui a encore élargi le spectre des humanités pour englober l’art, l’histoire du cinéma mais aussi le droit public, par exemple. Au terme de ma licence, je suis revenu dans le département de philologie germanique pour suivre un DES en traduction (orientation anglais).

Tu dois retrouver la diversité dans le cadre de ton métier de journaliste...

Oui, et surtout grâce à Internet qui permet lui aussi de s’intéresser à tout. Mon travail de journaliste consiste aujourd’hui à sélectionner chaque semaine un domaine de la vie courante ou économique (cela va des assurances aux annonces immobilières en passant par le développement de photos en ligne) et à repérer les sites Web les plus intéressants pour les commenter dans mes newsletters gratuites diffusées par e-mail (www.express.be). J’ai auparavant dirigé des magazines papier spécialisés («Inside Internet» principalement), rédigé ou participé à la rédaction de livres (dont «Internet en Belgique») et j’ai également pris en charge un peu plus d’une saison de l’émission de radio-TV Cybercafé 21, pour la partie «CyberBizz».

Tu as donc touché à tous les médias en somme. Lequel a ta préférence?

Tu oublies le cinéma! Sans conteste l’Internet car il permet à une seule personne de maîtriser tout le processus, depuis l’idée jusqu’à la commercialisation. En outre, il permet une grande liberté et il évolue très rapidement. L’édition en ligne est plus large que l’écriture d’articles : je gère également le contenu et le Webdesign du répertoire de sites et je suis en même temps content manager et technicien pour le bureau virtuel , sans oublier mon activité de concepteur de sites à titre complémentaire.

Mais tu ne dors donc jamais!

Mes nuits sont suffisamment longues. Je parviens à combiner le tout grâce au télétravail et à mon caractère passionné.

Tu n’en as pas dit tellement sur le Saint-Roch réel. Qu’en est-il du Saint-Roch virtuel?

Saint-Roch occupe à nouveau une grande place dans ma vie: depuis septembre dernier, Philippe Close -que je ne connaissais que de vue- m’a envoyé plus de 200 e-mails! Je n’aime pas cette scission réel/virtuel: tout est lié. Par exemple, la mise en page de la liste des professeurs et de celle des anciens de la promotion 92 a ramené en mémoire à la surface des visages et des souvenirs.

Comment as-tu envisagé le site de l’école?

Mon métier de Webdesigner consiste davantage à trouver des idées qu’à construire des pages Web. En bref, j’ai constaté que peu de sites scolaires allaient au-delà de la simple brochure, surtout pour leurs anciens. J’ai donc proposé des fonctionnalités originales comme la possibilité de compléter ses données personnelles (e-mail, profession, coordonnées) et celle de renouer contact via e-mail avec l’un ou l’autre ancien ou professeur (plus facile que par téléphone après toutes ces années, non ?). J’ai également proposé que chaque professeur et chaque classe de l’année en cours disposent de leur propre page. Minimalistes au départ, elles s’enrichiront progressivement, au gré des demandes et des besoins. A terme, les professeurs pourront même placer des documents sur leur page ou recommander et commenter des sites Web, classés par matière et niveau d’études. Le projet est certes ambitieux mais est à la mesure d’une communauté scolaire comptant par ailleurs plusieurs milliers d’anciens.



Interview réalisée par Ph. Close

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