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Ben Hiertz

In Memoriam

Ben nous a quittés…

Ben pour les intimes, Benoît* pour les autres, nous a quittés ce 19 janvier 2005. Ce soir-là, en rentrant du travail, Ben a perdu le contrôle de sa voiture et a percuté un panneau de signalisation. A la sortie d’autoroute de Burenville, celle-là même qu’il empruntait chaque soir. Malheureusement, pour sa famille et ses amis, ce n’était pas un soir comme les autres.

Ben habitait à Liège, Boulevard Kleyer, et travaillait chez Systemat. Nombreux s’en souviennent, c’était déjà une forte tête dans les couloirs de l’internat. Un brin provocateur, parfois grande gueule, on n’avait jamais le temps de s’ennuyer avec lui. Que de souvenirs de virées nocturnes, de batailles de boules de neiges contre les rhétos ou de mercredis après-midi où, avec de fausses permissions, on faisait le mur de l’internat pour aller parfois jusqu’à la mer.

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de le connaître, Ben avait un handicap au bras. Une malformation qui ne l’avait jamais empêché de mener une vie normale. Passionné de planche à voile, il nous suivait dans tous nos délires et n’était jamais le dernier à en inventer: tournoi de volley-ball, descentes en kayak ou concours de freins à main dans les champs, rien ne lui était impossible. C’était d’ailleurs un homme de passions. La voile, l’automobile, la fête, les projets ne manquaient pas. Ne rêvait-il pas encore récemment de réaliser un tour du monde en voilier ou de s’élancer pour les 24 heures 2 chevaux. Ou encore, s’il gagnait au Lotto, de racheter et remettre sur pied l’internat.

Ben, c’était un ami comme on en a peu. Un copain au petit handicap et au grand cœur. Qui jamais n’hésitait à donner un coup de main et à retrousser ses manches. Toujours prêt à aider pour un déménagement, à coller des affiches en pleine nuit pour retrouver un copain un peu perdu ou à tendre l’oreille quand on avait un coup de blues. Il ne manquait jamais une occasion de nous rappeler combien il fallait profiter de la vie.

Malheureusement, la vie l’a enlevé trop tôt. A l’amour de son épouse, Marie-Catherine Dubois, qu’il venait d’épouser à peine dix semaines avant le drame, à sa famille et à nous tous, ses anciens et actuels copains.

Aujourd’hui, Ben est un bon-vivant parmi les morts. Voilà le repos éternel de beaucoup qui se voit compromis. Le 7 mars, il allait fêter ses 30 ans.


* Benoît Hiertz, rhéto 1995.

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