Saint-Roch Ferrières Saint-Roch Ferrières Photo Saint-Roch Ferrières

Abbé Jehenson

Ancien professeur de rhétorique (arrivé en 1954), puis directeur (de 1967 à 1976), et bien d’autres fonctions qui suivirent… grande figure parmi nos anciens…

L’abbé Georges Jehenson, jeune octogénaire

« Venez me voir tant que je suis vivant et je vous dispenserai de venir à mon enterrement ! »
Voilà un des messages que l’abbé nous a laissés (en souriant et en pleine forme!) ce samedi 23 avril à l’occasion de ses 80 ans.
Nous étions 120 à l’avoir rejoint. Cela suffira-t-il pour obtenir la dispense annoncée ? Je ne sais, mais je peux dire que chacun des invités, et notre hôte lui-même, est reparti avec la certitude d’une belle journée passée ensemble.
Les tables regroupaient tous ceux qu’il côtoie depuis toujours : les neveux et nièces qu’il nous présenta avec fierté, les paroissiens de Verleumont, fiers de le compter comme un des leurs, les anciens ou actuels dirigeants de l’Enseignement Catholique, les amis de tous bords, le groupe de foyers d’Aywaille, qui dure depuis une cinquantaine d’années, signe de la profondeur qui y est partagée.
Il y avait aussi les Saint-Rochîs, une tablée de gens heureux de se retrouver pour quelques heures. Parmi eux, certains avaient été, d’abord ses élèves, puis ses collègues.
Toutes les phases de sa vie bien remplie étaient illustrées par des photos allant de sa prime jeunesse à l’époque actuelle en passant par le service militaire ou cette image du corps professoral de Saint-Roch en 1955 (Cinquante ans ont fait naître des doutes à propos de certains visages !).
Au cours du repas, il nous a promenés à travers les grandes lignes de sa vie « active » :
De Saint-Roch, il nous a dit combien il y appréciait l’esprit de fraternité, notamment avec ses confrères prêtres. Il a rappelé cette anecdote dont les témoins directs se souviendront sûrement : Un jour, ses rhétoriciens présentaient à tour de rôle un travail sur un sujet libre ; écoutant d’abord attentivement, ne voilà-t-il pas que le titulaire, bien malgré lui, est submergé par une sieste incontrôlable. Bravement, il dort jusqu’à la fin du cours et c’est la cloche qui le réveille. Pendant tout ce temps, les élèves avaient continué leur travail sans la moindre velléité de chahut !…Discipline sans contrainte ou esprit d’une époque révolue ?
De sa vie en dehors de Saint-Roch, il a évoqué son travail d’inspecteur, d’animateur de radio et télévision catholique, son ministère dans trois paroisses.
Dans son mot de remerciement, M. André Gaus, le célèbre grammairien, a mis en évidence la gentillesse et l’esprit d’ouverture du jubilaire. Nous tous qui étions présents avons pu une fois de plus vérifier la véracité du propos.
Cher Georges, chacun de nous est reparti avec un sentiment de reconnaissance. Je n’oserais dire que nous serons -quand même- à ton enterrement, car à voir ta forme, on ne sait qui dira adieu à qui…
Eloi Magnette

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