Saint-Roch Ferrières Saint-Roch Ferrières Photo Saint-Roch Ferrières

En feuilletant les vieux Echos


Il y a 40 ans …
On pouvait lire dans les Echos de Bernardfagne de septembre 1965

Après le double incendie, Saint-Roch se relève


Grâce à la participation active de deux anciens élèves (Léon Wéry, baptisé « Le Corbusier régional » par Edouard Senny, et Oscar Evrard, ingénieur pour la firme Duchêne de Strée), les différents chantiers progressent à bonne allure.
La première tranche des travaux a pu être clôturée à temps pour la rentrée. C’est ainsi que le 1er septembre, plus de 100 ouvriers inauguraient le nouveau réfectoire avec force verres et cigares. Ce fut le plus beau moment des vacances. Les internes rentraient et les parents n’ont pas regardé dans les coins, heureusement ; tous restaient stupéfaits du travail réalisé et de la qualité de l’œuvre. En plus de cela, 70 studios pouvaient accueillir les « revenants » (poésie et rhétorique) de Banneux.
Où en sommes-nous aujourd’hui ? L’aile gauche du bâtiment central reçoit son toit ; ainsi le travail continuera à l’abri en vue de étages de béton. Nous patienterons sans doute jusqu’au 1er septembre prochain pour retrouver les façades restaurées ainsi que le parloir.

Beaucoup d’anciens n’ont pu résister, pendant les vacances, à la tentation de voir “si ça monte à St-Roch”. Ils continuent heureusement à verser pour la reconstruction. Ces versements permettront sans doute la restauration des antiquités et l’achat de livres et de matériel de bibliothèque ; il ne reste rien de l’ancienne ! Après cela, les fonds manqueront peut-être pour restaurer les 60 chambres du bâtiment des classes.

Latin-Sciences:

Ouverture, ce 1er septembre d’une nouvelle section. Après la quatrième latine, les élèves peuvent désormais continuer les humanités gréco-latines ou choisir la section latin-sciences. Celle-ci ne s’adresse pas seulement à ceux qui éprouvent des difficultés en grec, mais surtout à ceux qui désirent une formation un peu plus scientifique.

:Le camp-vacances du Patro à Kalamaki:

Une centaine de patronnés de St-Roch ont participé au mois d’août à un inoubliable camp-découverte en Grèce. Au menu : jeux, bains et sieste dans les pittoresques petites huttes de Kalamaki ; pastèques, melons, raisins servis sur une terrasse face à la mer ; excursions à Athènes, Mycènes, Argos, Epidaure, … ; musées à volonté.; des jeux olympiques sont organisés dont les vedettes sont Stiennon, Tignon, Georges et Bourlard …


Il y a 30 ans …
… on pouvait lire dans les Echos de Bernardfagne d’octobre 1975 :

(Georges Jehenson, directeur, évoque la figure de François van Even entré à Saint-Roch 50 ans plus tôt).:


« Premier octobre 1925. Un jeune précepteur du château de Héblon (Hotton) faisait son premier cours d’arithmétique en première moyenne ; le même jour, il ouvrait les arcanes de la comptabilité aux six élèves de troisième moyenne. Cinq jours plus tard, les élèves de deuxième et troisième moyenne s’initiant à l’algèbre sous sa direction. Vous l’avez deviné : il s’agit de Monsieur François van Even qui va traverser toutes les classes, donner tous les cours au Petit Séminaire jusqu’en juin 1963.
Cet autodidacte étonnant est né à Liège le 6 août 1897 dans un foyer modeste et honnête, originaire de Maestricht. Un accident de naissance (qui lui laissera une main atrophiée), des séjours en clinique, la vie des corons de la paroisse Ste-Foi firent du petit François une adulte avant l’âge. L’affection délicate que le professeur manifestera à ses jeunes élèves en difficulté a trouvé dans ces premières années de souffrance un terrain favorable pour s’épanouir. (…)
En 1925, les laïcs étaient minoritaires ; François van Even y trouve Carl Orban, Raymond Paulis, Camille Kersten. Ils sont jeunes et peu nombreux devant l’imposante cohorte sacerdotale assurant une auréole impressionnante au père Lamotte, directeur de l’époque. Célibataire, professeur interne, François van Even va vivre 38 ans de vie amicale parmi les soutanes (il déclarait volontiers avec humour que, lorsqu’il serait pensionné, il écrirait ses mémoires qu’il intitulerait « Le dessous des soutanes » … ndlr).
Je ne l’ai connu que dix ans environ comme collègue : il m’impressionnait par son savoir et son humilité ; par son enthousiasme et par le soin qu’il mettait à corriger les devoirs et les examens. Il avait apporté de ses premières années avec Monsieur Stainier un grand respect pour le prêtre titulaire de rhétorique ; de mon côté, j’apprenais lentement et avec intérêt à découvrir le sacerdoce des laïcs, le sens et la vocation du maître.
Maintenant que Monsieur van Even vit en retraite à l’Auberge du Carrefour (Baraque Fraiture), je ne puis le rencontrer sans songer à ces années où nous fûmes collègues en rhétorique et à lui dire par mon amitié respectueuse la vive reconnaissance que je lui porte avec ses anciens collègues et ses innombrables anciens élèves. »

Ndlr : Monsieur van Even est décédé à la Baraque de Fraiture le 28 avril 1976



:Il y a 20 ans …
… on pouvait lire dans les Echos de Bernardfagne d’octobre 1985 :

Un nouveau comité de rédaction.:


Après deux ou trois ans de léthargie et de parutions irrégulières, les Echos viennent de se doter d’un nouveau comité de rédaction qui travaille dès à présent à l’élaboration du prochain numéro.
(ndlr : depuis lors et à la satisfaction des anciens st-rochîs, les Echos paraissent régulièrement quatre fois par an ; au fil des années, le contenu s’est enrichi et sa présentation s’est améliorée. Il reste à espérer une plus grande participation des anciens : nombreux sont ceux qui savent manier la plume et ont des souvenirs à raconter !)




recherches archives: M.T.

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