Saint-Roch Ferrières Saint-Roch Ferrières Photo Saint-Roch Ferrières

La Madame à Léon

Nouvelle rubrique ?

Si il est important, qu’à travers les Echos, les élèves de Saint-Roch et leur famille découvrent les anciens(nes), il sera peut-être agréable aux anciens(nes), et aux autres, de faire mieux connaissance avec ceux et celles qui, aujourd’hui, « font » de Saint-Roch ce qu’il est…
D’où cette rubrique « Portrait ». L’occasion également d’impliquer des élèves à la rédaction de notre périodique en leur proposant de réaliser une interview libre de « quelqu’un de Saint-Roch ». Qui ? Surprise ! Ce n’est pas le choix qui manque et chacun(e) est à découvrir.
Chers Anciens(nes), si cette rubrique vous plaît, si vous avez des noms à proposer (pour une fois que l’on vous invite à « balancer » !) ou si vous avez des commentaires, n’hésitez pas à réagir via l’adresse mail des Echos ou par courrier. Vos réactions nous intéressent vivement. Alors, bon portrait ! PR



A Saint-Roch, tout le monde connaît son sourire et ses doigts magiques courant sur le clavier de la photocopieuse. Elle est là pour tous : professeurs apportant bien à l’avance leurs feuilles de cours ( si, cela arrive !) ou débarquant deux minutes avant la sonnerie pour un travail « en urgence », éducateurs ayant des informations à communiquer à tous les élèves (plus de 600 copies !), élèves qui reviennent d’une absence ou qui (très rarement) ont égaré une feuille ou désirent compléter leurs notes avec celles d’un copain… Bref, cela se bouscule au portillon de…

la Madame à Léon

Madame Herbillon, tout le monde vous connaît à Saint-Roch. Mais qui êtes-vous vraiment ?

Je m’appelle Anne Herbillon, je suis l’épouse de monsieur Ernst, un ancien de Saint-Roch, qui est professeur de sciences. Je vais avoir 48 ans et j’ai trois enfants qui ont, tous les trois, terminés à Saint-Roch. L’aînée, Céline, a terminé ses études. Elle est ingénieur agronome. Julien , lui, est géomaticien (géomatique et géométrologie) et Pauline entre en troisième année d’ergothérapie.

Vous habitez dans la région ?

Nous habitons à Hamoir depuis notre mariage, cela fait vingt-cinq ans…
Et où avez-vous rencontré votre mari ?
(rires) On s’est rencontrés chez les scouts, j’avais vingt-deux ans. On s’est mariés l’année suivante.
Houlà, ça va vite !
(rires) Ben, dix mois après…
Et vos enfants, quels souvenirs gardent-ils de Saint-Roch ?
Que des bons souvenirs évidemment ! (rires). Non, en fait, sur le moment même, ce n’était pas toujours très gai mais, aujourd’hui, ils sont contents d’être venus à Saint-Roch ! Ce n’est pas toujours facile d’être avec ses parents à l’école, de monter tous les cinq en même temps, dans la même voiture…
Vos enfants ont eu votre mari au cours ?

Les deux grands, oui, mais Pauline préférait ne pas avoir son papa au cours, donc on a évité…
Travailler à la polycopie, c’est un choix personnel ?
C’est un concours de circonstances. En fait, c’était un ancien professeur de Saint-Roch, monsieur Tromme, qui s’occupait de la polycopie avec mon mari (qui était déjà « élève-polycopieur en son temps !) et Jacques Gustin. Lorsque monsieur Tromme a arrêté, on a trouvé intéressante l’idée de reprendre cette activité. A l’époque, je ne travaillais pas.

C’est un travail difficile ?

Cela dépend ! Il y a des moments où il y a vraiment beaucoup de travail ! Tu te rends compte aussi que ces machines font pas mal de bruits ! Il faut dire aussi que ce n’est pas, en soi, un boulot très palpitant et qu’on ne sait rien créer. Ce que je reçois est à faire photocopier, je ne peux rien changer… Par contre, ce qui est très agréable est de rencontrer les élèves et de papoter avec les profs.

Des anecdotes ?

Oui, mais peut-être pas toutes publiables…
Ce qui est amusant est de voir défiler tous les cours et d’imaginer, parfois, ce qui se passe en classe.
Il m’est aussi arrivé de bloquer une feuille apportée par un élève car elle contenait des ragots sur un autre élève… Ce sont des choses que je ne peux pas laisser passer !
Vous photocopier des « copions » ?
Les élèves prennent soin de vérifier que mon mari n’est pas dans le coin ! Moi, cela ne me dérange pas, je ne suis pas prof ! Je trouve ça plutôt comique !
Vous « caftez » à votre mari ?
Non ! Je dis que j’ai photocopié des copions mais pas pour qui !
Quelle est votre journée-type ?

Je commence à huit heures. Là, j’ai tous les profs en retard. Puis, toute la matinée, j’ai des feuilles à photocopier. Je m’arrête souvent après à la récréation pour aller un peu papoter à la salle des profs. Je termine en général vers treize heures… pour aller travailler chez moi !

Vous avez des passions ?

Maintenant que les enfants ne sont plus là, je vais pouvoir en avoir ! J’aime bien bricoler, faire un petit jardin (j’adore gratouiller dans la terre, cela fait vraiment du bien !). J’aime bien « chipoter » (ce n’est pas français, mais c’est très liégeois), créer des petits machins…

Vous aimez voyager ?

J’aime voyager en voiture (je n’ai jamais pris l’avion). J’aime aller en France, en Suisse, en Italie… J’aime avoir des contacts avec les gens et, donc, la langue du pays peut être un obstacle pour moi qui ne parle que le français.
Vous avez des rêves ?
Plein mais d’abord, en tant que maman, que mes enfants soient heureux ! Le plus important pour moi est que ceux qui m’entourent soient heureux.
Pas envie, un jour, de sauter en parachute ou de réaliser un exploit ?
Non, je ne suis pas une aventurière. Pas du tout….

Dernière question, comment décririez-vous Saint-Roch ?

C’est une école familiale. Je pense qu’on peut s’y sentir très bien même si, à l’adolescence, on peut peut-être s’y sentir un peu enfermé. Je trouve que c’est une école très agréable… Cela reste une petite école, très belle, les bâtiments sont superbes… En plus, perdue dans les bois, avec une ferme à côté… Moi, j’aurais bien aimé…
Pour moi, c’est une ambiance très chouette car j’ai des contacts avec tous, sans distinction, et les gens viennent parler avec moi de tout et de rien… Voilà.

Violette Orban de Xivry, élève de 5C.
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