Saint-Roch Ferrières Saint-Roch Ferrières Photo Saint-Roch Ferrières

sommaire échos n°2 et extraits











Quelques coupures de la revue de presse de Monsieur P. Villers :
- Anoblissement de Maître M. Franchimont (rh48)
- Admission à l’éméritat de Paul Rouxhet (rh 59)
- Claude Godet (rh 69), son quatrième roman


Sommaire de l’édition du deuxième trimestre 2009 :
- En un clin d’œil, p. 2
- Vu d’en haut, p.3
- Saint-Roch, au fil des jours, p. 4-6
- Parcours de Céline Grommerch (rh 08), Sabine Guisse (rh 99), Michaël Kinet (rh 89), Claude Godet (rh 69), M. Michel Franchimont (rh 48), José Perée (rh 79), Paul Rouxhet (rh 59),
p. 7-15
- ‘Anecdoctes’ d’Arnaud Bruyère, p.15
- La revue de presse de Monsieur P. Villers, p. 16-17
- Li bilèt di vi sot, p. 18
- Jeu des échos, p.19
- Du côté des anciens, p.20
- Carnet familial, p.21
- Brin d’histoire, p.22
- Résultats d’anciens, p.23

- Anoblissement de Maître M. Franchimont (rh48)
Le 21 avril, le Palais Royal et les Affaires étrangères ont annoncé la liste habituelle d’octroi de faveurs nobiliaires destinées à mettre à l’honneur des compatriotes qui se sont distingués dans divers secteurs de la société en rendant d’éminents services au pays. Des titres de barons ont ainsi été concédés à 17 personnalités parmi lesquelles Michel FRANCHIMONT (rhéto 48), originaire de Barvaux.
Avocat, licencié en criminologie, ancien bâtonnier, professeur extraordinaire honoraire à l’Université de Liège, conférencier, auteur de nombreux articles et ouvrages sur le droit pénal, Michel FRANCHIMONT est surtout connu pour avoir été l’instigateur et le père spirituel de la loi qui porte son nom et qui modernise notre procédure pénale c’est-à-dire toutes les actions mises en branle par la justice dès qu’un délit où un crime est commis.
Il est également le père de l’avocat Jean-Dominique FRANCHIMONT (rhéto 80) bien connu pour ses interventions dans plusieurs affaires pénales qui ont défrayé la chronique.
Paul VILLERS

- Admission à l’éméritat de Paul Rouxhet (rh 59)
Deux pro-recteurs de l'Université de Louvain, qui avaient participé au cycle de conférences marquant le 175ème anniversaire de l'école en 1995, ont été récemment admis à l'éméritat.

Paul ROUXHET (rhéto 59)), ancien président du Département de Chimie appliquée et des Bioindustries, avait alors choisi de développer le thème : "Les surfaces : de la physico-chimie à la maîtrise du vivant ".
Son parcours et ses réflexions feront l'objet d'articles publiés dans les prochains numéros.

Gabriel RINGLET, avait intitulé son exposé "Oser la fragilité à l'école".
Né en 1944 à Pair-Clavier (au cœur du Condroz liégeois), il aurait sans doute été élève à St Roch si ses parents n'avaient déménagé à Hannut.
Prêtre catholique, il a été professeur de journalisme et d'ethnologie de la presse à l'UCL où il a exercé la fonction de vice-recteur et ensuite de pro-recteur aux Affaires régionales et culturelles.
Ecrivain de renom (L'éloge de la fragilité ; L'évangile d'un libre penseur ; Et je serai pour vous un enfant laboureur ; Ceci est ton corps;…), il a été élu à l'Académie royale de Langue et Littérature françaises de Belgique en remplacement du poète Roger FOULON.
Paul VILLERS
- Claude Godet (rh 69), son quatrième roman
« J’irai la voir un jour » est le quatrième roman de Claude Godet (rh 69 et ancien professeur 73-75). Son talent d’écrivain avait été détecté très tôt puisque alors qu’il était élève de 2ème, les « échos » lui avaient confié la rédaction de l’article relatant les péripéties de l’incendie de mai 64. Paul VILLERS


- Vu d’en haut, p.3
Bacca laurea

En ouvrant en 1820 le Petit Séminaire de Saint-Roch dans les bâtiments vides du prieuré de Bernardfagne, le vicaire capitulaire Barett instaure officiellement un premier établissement d’enseignement diocésain dans le pays de Liège.

Après les aléas et autres soubresauts de l’Histoire, c’est en septembre 1853 que seront créées une 7ème préparatoire et une 6ème latine. Au terme de l’année scolaire 1858-1859, ouvrant une voie royale vers les études supérieures et universitaires, quelques rhétoriciens – au front ceint de lauriers – terminent un cursus complet à Saint-Roch.

En juin 1959, seize jeunes gens composent la centième promotion de rhétorique, dont nos anciens collègues professeurs Pierre Colin de Werbomont, mais aussi Célestin Broers de Xhoris.

À la fin de ce mois de juin 2009, nous proclamerons la réussite des rhétoriciens et des rhétoriciennes d’une promotion qui rappellera à notre meilleur souvenir les pionniers et l’incroyable cordée de jeunes gens constituée au fil des ans, puisqu’il s’agira de la 150ème année consécutive où – à Saint-Roch dénommé maintenant « Collège » – des étudiants et des étudiantes parachèveront avec fruit leurs humanités d’enseignement secondaire général.

Souhaitons à ces quelque quatre-vingt jeunes d’entreprendre leur projet de vie avec confiance et enthousiasme.
Nous préparons pour eux symboliquement des rameaux feuillés de lauriers garnis de baies.
Benoît DARDENNE,
Directeur.


- Parcours de Céline Grommerch (rh 08), François Nisin (rh 98), Sabine Guisse (rh 99), Michaël Kinet (rh 89), Claude Godet (rh 69), M. Michel Franchimont (rh 48), José Perée (rh 79), Paul Rouxhet (rh 59),
p. 7-15
Céline Grommerch (rh 08)
Quelques souvenirs (avant de venir !)


Tout le monde s’en doute, le secondaire supérieur n’a pour ainsi dire, rien à voir avec l’université.

Premièrement, le cadre. Il est vrai qu’en allant à l’Université de Liège, au Sart-Tilman, vous ne serez pas trop chamboulés par le contraste ; on est toujours entouré de forêts, il ne manque plus que les vaches ! Mais où avais-je la tête, il y en a aussi…mais pour la faculté de vété! Je vois que vous êtes rassurés là…

Vers la fin du mois de septembre, nous recevons nos syllabi…Ici, le changement est assez radical : je suis passée de quatre grosses fardes (beaucoup déjà) à une pile de livres d’une hauteur de 40cm…Mais ne vous effrayez pas, futurs étudiants, le pire reste à venir …

Je dois aussi vous parler un peu du déroulement des cours. Certains, « bons?» élèves, (vous les apercevrez assez rapidement, ils sont toujours assis au premier rang !) prennent note aux cours à l’aide ou non du syllabus, si du moins, il y en a un. Mais il y a aussi les moins (bons ?) élèves, tout aussi faciles à repérer quand ils sont munis d’un ordinateur, ils sont en général connectés sur Facebook ou « étudient » un film sur leur portable, loin du 1er banc ! Tout cela pour rappeler que suivre les cours à l’université n’est pas obligatoire (tout comme il n’est pas interdit de charger son curriculum) et que c’est un des grands changements qui marquent le passage d’une école du secondaire telle que Saint-Roch, à l’enseignement universitaire.

Je dirais que l’adaptation est progressive. Il faut prendre son temps pour réfléchir à l’organisation qu’il faut adopter et qui convient le mieux. Il n’y a pas une seule façon d’étudier mais plusieurs, et trouver sa propre méthode n’est pas forcément chose aisée quand on entre en 1er bac.

Pour permettre peut-être une meilleure intégration, je pense qu’il serait bon de favoriser en humanités des travaux à remettre en fin d’année scolaire. Beaucoup de cours se déroulent durant toute l’année sans la moindre interrogation avant l’examen, il me semble que favoriser ce type de travaux pourrait aider à mieux gérer son temps de travail.

Les bons souvenirs passés à Saint-Roch ne manquent pas, et je pense que mes anciens camarades de classe seront d’accord sur ce point-là.

Sans vouloir entrer dans le détail, je commencerai par noter une des particularités de Saint-Roch : ses retraites ! Que de bons souvenirs ! Je ne saurais expliquer pourquoi elles me sont restées en mémoire, car les images qui me viennent à l’esprit sont toutes de rire et d’émotion, et en cela je ne saurais les poser sur papier mais je vous dirai comme saint Thomas « Il faut le voir pour le croire » ! Mais comme beaucoup l’ont vu avant moi…

Une envie particulière me prend de vous parler de quelques-uns des professeurs que j’ai appris à connaître .

Sans citer de nom, je commencerai par parler de mes deux professeurs de langues anciennes favoris. De la 3ème à la rhéto, que ce soit à l’occasion de soirées à thème, de retraites, ou tout simplement durant les cours, je trouve que ces deux Maîtres ont rendu la vie à et redoré l’âme des cours de latin et de grec. En plus de la gratitude que j’ai envers eux de nous avoir raconté, chanté et même crié leur savoir, je voudrais, au nom de tous leurs anciens élèves, les remercier pour l’humain et l’humanisme qu’il nous a été donné de connaître…et qui nous sert si bien aujourd’hui ! (…)

François Nisin (rh 98),
Il y a onze ans, fin de rhétorique... Carrefour identique pour tous les étudiants !
Tant de possibilités nous sont offertes après le cursus Saint-Rochî.
L’embarras du choix m’amène à la rentrée universitaire dans le flou !
Le médical semble être ma décision mais j’opte au dernier moment pour le paramédical et me lance, avec mon amie d’enfance (2 ans de gardienne, 6 ans de primaire, 6 ans de secondaire et 4 ans d’Unif), Sophie Harzé (rhéto 98,), dans la kinésithérapie.

Quatre années plus tard, diplôme en poche, nouveau croisement...
Attiré par le sport et non les lettres, au grand dam de Monsieur Rollin, je rejoins, au Standard de Liège, Jean Bourguignont (papa d’Astrid et Thomas).

Un an de valse de joueurs et d’entraîneurs plus tard, riche de cette expérience, je mets une première fois les voiles pour le pays de la tauromachie, Nîmes, où je retrouve des amis de la faculté.
Durant presque deux ans, en dehors de ma pratique libérale, je rayonne dans la région et visite les multiples vestiges de cet empire tant étudié aux cours de MM Baijot et Georges. (…)

Sabine Guisse (rh 99)
Saint-Roch depuis le fond de mon coeur

Un tiers de ma vie à Bruxelles... Je viens de passer le cap. Cela n’empêche que, malgré ma mémoire assez... sélective, je me souviens de Saint-Roch comme si c’était hier. Ce qui est assez marrant, c’est qu’énormément de détails me reviennent en tête et que le moindre épisode un peu négatif s’enveloppe tout de suite d’à-côtés tellement chers qu’il en devient ridicule.

Par exemple... le jour où je me suis ramenée vêtue de ma (super) robe indienne achetée chez Come Back dans le Carré à Liège et que j’ai été mise à l’index par notre chère éducatrice; sans pour autant, je vous assure, que ce charmant bout de tissu Tie and Dye couleur à peu près «écureuil» orné de broderies n’ait quoi que ce soit, en longueur ou en profondeur, d’objectivement déplacé. Mes révoltes adolescentes portèrent également sur la série de costaudes barrières vertes qui furent un jour installées aux portes de la cour pour éviter, ou du moins réduire, nos explorations forestières. Je m’indignai encore à propos de l’ineptie consommatrice de nos nobles stagiaires d’été qui m’avait fait préférer le balayage de la cour au spectacle hérissant des gavages de poubelles en cuisine... Mais ce jour-là fut aussi celui où rien de moins qu’une éclipse lunaire filtra à travers l’un des marronniers qui peuplent la cour... Magnifique ... Mais la peuplent-ils toujours?

Bref, de grandes causes semblaient m’appeler régulièrement. Un jour d’échange de petits mots (organisé, j’insiste par l’un de nos professeurs), l’un d’entre nous m’avait d’ailleurs avoué qu’il me verrait bien faire de la politique. Mais à l’époque, la Belgique semblait sur ce plan plus qu’ennuyeuse (parce qu’aujourd’hui, qu’est-ce qu’on se marre...) et je visai donc, non sans quelques arrière-pensées dévouées au principe des causes et des luttes, la carrière diplomatique. C’était sans compter sur mon amour de la vie, mon incapacité à pratiquer la monomaniaquerie et ma répugnance à la simple idée de se tuer au travail. Il est vrai que l’examen et les qualifications attendues dès l’entrée faisaient peur. ( …)

Michaël Kinet (rh 89)
« Allo Michaël, c’est Mathieu Bonten ... ». Surprise !
Le ton n’a pas changé, calme, posé mais efficace. Aurais-je pu imaginer que je serais, en cette première journée ensoleillée de mai, occupé à faire le dernier « devoir » de Monsieur Bonten vingt ans après avoir quitté Saint-Roch. Eh bien si, c’est cela la « Bonten Touch », c’est demandé en douceur et ça passe toujours.

Quatre mois, voilà ce qu’il m’a fallu pour m’acclimater à Saint-Roch et à son internat. Il est vrai que la transition était brutale. J’avais eu maman comme institutrice maternelle pendant trois ans et papa comme instituteur les six années suivantes. Quatre mois durant lesquels tous les lundis matin étaient accompagnés de pleurs. C’est pourtant moi qui en avais fait le choix de l’école et de l’internat.
Et puis, au retour des vacances de Noël, c’en fut fini à tout jamais, j’avais apprivoisé Saint-Roch, Saint-Roch m’avait adopté. Je crois même pouvoir dire que, dès ce jour, j’ai toujours repris le chemin du collège avec plaisir. Une formidable aventure de six ans débutait.

Comme interne, nous n’allions pas à Saint-Roch, nous y vivions, nous y étions chez nous et les externes qui étaient très largement minoritaires venaient en somme nous rendre visite tous les matins.( …)




Claude Godet (rh 69)
Souvenirs ...

Bon. Tu me demandes, Mathieu, quelques souvenirs de ma vie de saint-rochî. En voici une dizaine, presque au hasard. Je me rappelle être arrivé à Saint-Roch, en septembre 63, avec quelques certitudes dans la tête : celle, notamment, d’être né au meilleur endroit possible (dans une famille chrétienne), celle de débarquer dans la meilleure école possible (un Petit Séminaire). Je me souviens d’avoir découvert avec ravissement cette immense cour de récréation où des dizaines de matchs de football se jouaient simultanément; d’avoir couru, sous la houlette du cher Jean-Marie Vanguestaine, un cross à Cointe ; ayant perdu ma chaussure à l’entrée d’un goulot où nous nous précipitions par centaines, je fus piétiné par la meute. Me revient à la mémoire ce badigeon de désinfectant qu’en cas de maux de gorge Madame Linder nous enfonçait jusqu’à l’épigastre, suscitant notre étouffement immédiat. Je me rappelle m’être bientôt posé cette question : et si j’étais né ailleurs, si on m’avait inculqué d’autres croyances, n’aurais-je pas entretenu tout aussi solidement ce sentiment d’être né dans la seule et unique vérité ? Je me souviens d’avoir participé pour 0,03 % à la victoire dans le championnat des écoles libres d’une équipe emmenée par Robert Baldan, André-Domitien de Ville de Goyet, Jean-Pierre Koos et ce génie absolu du football qu’était Roger Lucas. D’avoir dessiné dans mon cahier de géographie une danseuse balinaise dont les seins nus, à la rotondité douteuse (pas facile de dessiner des hémisphères), laissèrent pantois mon professeur Pierre Colin. (…)

M. Michel Franchimont (rh 48)
Souvenirs de Saint-Roch


Monsieur Bonten m’a demandé très gentiment quelques souvenirs sur les années passées à Saint-Roch et sur les années ultérieures après les humanités. Je lui avais répondu que les chroniques de Monsieur Auguste Fourneau qui me suivait d’un an à Saint-Roch me paraissaient tellement excellentes, notamment sur la guerre et l’après-guerre que je voyais mal ce que je pourrais ajouter. Je souscris entièrement à ce qu’il a écrit sur ces années qui furent particulièrement dures.

Je me souviens toutefois d’un jour de 1941 (ou de 1942?) où ma mère est venue m’inscrire au Petit Séminaire de Saint-Roch. Le directeur, l’Abbé Thielen, nous avait reçus dans la belle pièce du 18e siècle qui se trouve à gauche lorsqu’on entre par le porche et il se trouvait en face de son bureau. Mon père était mort en janvier 1937 et ma mère était restée veuve avec quatre très jeunes enfants. Lors de la guerre, les choses sont devenues très difficiles et ma mère a décidé de retourner dans le village de mon père à Barvaux, espérant avoir plus de facilité pour le ravitaillement. Mon frère Philippe a terminé sa rhétorique au collège Saint-Servais et puis est entré au noviciat des Jésuites en 1942 mon frère Jean-Louis, après avoir terminé Saint-Remacle à Marche s’en est allé étudier l’architecture à Saint-Luc à Bruxelles. tandis que mon jeune frère. Paul, qui était 5 ans plus jeune que moi, fréquentait l’école communale de Barvaux et puis est venu me retrouver à Saint-Roch pour ses humanités.

Lors de ce premier contact avec Saint-Roch, le directeur nous a monté le cloître qui existait encore, le merveilleux Christ en croix de Jean Del Cour, le réfectoire, la cour de récréation, et bien sûr la chapelle. Mon premier dortoir fut évidemment « les anges gardiens ». Pour venir à Saint-Roch, il fallait prendre le train à Barvaux (en partant parfois très tôt) jusqu’à Comblain-la-Tour et puis le fameux vicinal.(…)



José Perée (rh 79)
Un parcours parmi d’autres ...

Juin 1979, une belle page qui se tourne. La fin d’un chapitre et donc, le début du suivant que nous imaginions tous, plus passionnant encore. Il n’en reste pas moins qu’ils feront tous partie d’un même livre.
Commençons par la préface.
Le petit José apparaît à Aubel le 31 mars 1961. Trois petites soeurs le suivront. Faut-il déjà y voir les raisons du choix d’une école de garçons ? Le petit village d’Aubel en a amené des cars entiers. Départ le dimanche soir et retour le samedi suivant, 13h30 ( juste à temps pour la réunion scoute !)
Le Petit Séminaire était lieu de rigueur et d’obéissance. Insupportable pour certains (qui s’enfuiront) mais appréciable dès le moment où on acceptait les exigences (parfois bien saugrenues !) pour vivre de vrais moments de camaraderie et d’amitié.
Cinq cents matelots embarqués sur un même navire. Nous pouvions fendre les flots et braver les tempêtes.
A la capitainerie : des «personnages» qui laissent des traces, qui vous aident à tourner les pages pour que l’histoire prenne sa vraie saveur et vous emmène dans les tourbillons de la vie. (…)


- ‘Anecdoctes’ d’Arnaud Bruyère, p.15
Quelques souvenirs… plic-ploc…

En tant qu’historien – et surtout parce que n’étant pas encore trentenaire – je m’en voudrais d’oublier mes premiers jours à Saint-Roch : ils remontent à l’hiver 2003… Je me croyais perdu dans les bois de Bernardfagne, que je bravais pour la première fois, et une neige tenace avait déjà envoyé ma petite voiture frôler un arbre menaçant planté au détour d’un virage. Je me croyais perdu, donc, quand à l’orée du bois se dressa devant moi l’immense Petit Séminaire… Une bonne étoile m’avait conduit à bon port en ce 6 janvier 2003…

Avouons-le d’emblée, ce séjour fut bref et il fallut attendre quelques années avant de revenir arpenter plus longuement les couloirs sans fin du Collège… Certes, il y avait eu du changement, mais malgré tout, certains élèves passés entre-temps de première en quatrième, se souvenaient par bribes de quelques notions de latin que j’avais pu leur enseigner à l’époque.

Enfin je pouvais m’investir dans la vie de Saint-Roch ! Merci aux élèves et aux collègues qui permettent aux 24 heures, aux retraites, aux voyages culturels (londoniens ou autres), aux week-end de classe, au quizz (où notre équipe reste modestement invaincue…) et à tous les autres nombreux moments qui permettent à tous les Saint-Rochîs de faire leurs vraies « humanités » d’être de réels temps forts de l’année scolaire… Quel souvenir également, lors de cette Pâques 2006, où ayant joué les cloches et semé plusieurs kilos d’oeufs de Pâques sur le terrain de football, je remarquai avec horreur que je lançai tout ce bon chocolat dans une véritable pataugeoire. Pas un seul œuf ne voulut flotter… peu furent récupérés…

Aujourd’hui, devenu marionnettiste – et passant mes mercredis en compagnie de Tchantchès, Nanesse et Charlemagne – je reste heureux de savoir que les étudiants ne sont pas, comme les marionnettes liégeoises, retenus par un fil d’archal et soumis au bon vouloir du montreur qui parle à leur place. En effet, resté professeur à Seraing quelques heures par semaine, je sais que l’Ecole tente encore, tant bien que mal, de permettre à ses ouailles d’apprendre à se défaire de leurs chaînes et à inventer leurs propres discours…


- La revue de presse de Monsieur P. Villers, p. 16-17

Méga-ordinateur

De larges pans de la recherche scientifique contemporaine reposent sur l’accès à des moyens de calcul toujours plus performants. C’est pourquoi l’Université vient de se doter du supercalculateur le plus puissant de la communauté française, baptisé du nom très poétique de NIC3 (Numericall Intensive Computing, version 3). Climatologues, chimistes, généticiens, physiciens…pourront ainsi sans retenue multiplier modélisations et simulations avec une capacité ahurissante de 13.000 milliards d’opérations par seconde !
Le jour de l’inauguration, la présentation télévisée du système de refroidissement avait été confiée à David COLIGNON (rhéto 88). Après avoir participé à des groupes de recherche aux universités d’Aix-Marseille et Toulouse, ce brillant docteur en sciences physiques, est actuellement collaborateur du FNRS à l’Institut Montéfiore dans le cadre d’un projet interuniversitaire d’équipements de calcul intensif.

Nomination

Le conseil d’administration a nommé Thierry BASTIN (rhéto 86), au rang de professeur.




Diocèse

La revue «Eglise de Liège» se veut le reflet des différents aspects de la vie diocésaine.
Le numéro de Mars-Avril consacre un dossier à Jean-Marie BOXUS, prêtre Fidei donum à la paroisse de Jocotan (Guatemala), ancien professeur pendant les années ‘60. Il continue à recevoir le soutien actif d’anciens collègues qui ont pu se rendre compte sur place de son remarquable travail d’évangélisation, d’amélioration sanitaire et de développement économique de la région.

Jacques DECHESNE (professeur de 4ème 62-65) et Paul FLAS (préfet puis proviseur 67-86) sont du nombre des jubilaires qui fêtent en 2009 leurs 50 ans de prêtrise.

Agro-alimentaire

M. VAN DEN DOOREN, papa de Fréderic (rhéto 91) et Bertrand (rhéto 92), l’emblématique directeur de la Coopérative laitière de Chéoux prend une retraite bien méritée. Philippe MASSOZ (rhéto 79, frère de Benoît (rhéto 81 et ancien préfet), a repris les commandes en pleine crise économique dont souffre actuellement le secteur laitier.
Bien accueilli par le monde agricole dont il est issu, ingénieur de formation, le nouveau patron était responsable de l’exportation des produits vétérinaires du groupe Solvay
La coopérative de Chéoux récolte annuellement 258 millions de litres de lait auprès d’environ 1.071 producteurs. Défi spécifique : contrairement aux autres secteurs industriels, impossible de gérer la crise en arrêtant une partie de la production ! Malgré le contexte difficile, le natif de Joubiéval-Lierneux se veut optimiste et prône des perspectives nouvelles: fusion avec la société Lac + qui gérerait ainsi 60% de la production wallonne transformée à l’usine Solarec de Recogne avec mise sur pied d’un système commercial propre, création d’un Label Wallon, diversification des produits transformés…

Jardins en pays de Liège

Chaque année des jardins privés de l’association «Jardins en pays de Liège» ouvrent leurs portes au profit de l’asbl «Enfants d’un même père» qui accueille des enfants handicapés pendant un week-end ou quelques jours permettant ainsi aux parents de souffler un peu.
Les années précédentes le regretté Jean-Marie VANGUESTAINE et son épouse Cécile avaient accepté de transmettre au public le fil rouge de leur passion jardinière et de la solidarité.
Le relais est maintenant pris par Christine et Daniel ALBERT (sous-directeur 1991-2005) en leur jardin de Francorchamps divisé en chambres de verdure. Malgré la dureté du climat de la Fagne proche, roses et vivaces s’y côtoient dans un savant méli-mélo coloré et joyeux. Pour eux le jardin combine trois plaisirs: l’imaginer, le faire, et, enfin, le contempler.
Et les grenouilles s’agitent dans la mare. Tant mieux, grâce à elles, il y a peu de limaces. Qui le sait ?

Nouvel horizon

Fleuron du pays d’Aubel, l’entreprise de travaux et menuiserie M.Bonten s.a vient de rejoindre le groupe immobilier liégeois Horizon Pléiades qui contrôle les réserves foncières pour la réalisation de 250.000 m² de constructions spécialement en pays de Liège. Horizon poursuit ainsi son intégration verticale et compte maintenant cinq sociétés, chacune spécialisée dans un secteur de la construction.
Marc BONTEN (rhéto 87), frère de Mathieu (rhéto 68) et Stéphane (rhéto 77, filleul de Mathieu), reste administrateur-délégué de son entreprise dont la qualité d’exécution est largement appréciée. Elle réalise un chiffre d’affaires annuel de 12 millions d’Euros et compte une centaine de travailleurs. La nouvelle fusion lui permet d’accéder à un portefeuille de projets avec une garantie de chantiers importants pour plus de 10 ans. Unmistakably a serious and solid company !



Brigands d’Ardenne

Le 4 juin 1821, la guillotine est dressée devant le Théâtre royal de Liège à l’endroit exact où sera érigée la statue de GRETRY. Une foule nombreuse est venue assister à l’exécution de Géna et Magonette, truands ardennais. C’est la dernière fois que la guillotine servira en Belgique.
Dans le cadre du Festival du film policier de Liège, le procès a été reconstitué cinq fois à la Cour d’assises du Palais des Princes-Evêques. Les rôles étaient tenus par des avocats, magistrats, policiers, huissiers de l’actuelle Cour et les membres du jury choisis parmi les spectateurs d’une salle chaque fois comble. Avocat de la défense: Jean-Dominique FRANCHIMONT (rhéto et SB ! 80) qui est parvenu chaque fois à leur éviter la peine capitale et même à les faire acquitter !



Crise de confiance,
crise de conscience


Benoît LECHAT (rhéto 78) publie régulièrement dans la «Revue nouvelle» des articles consacrés à la politique et aux médias belges. Ainsi dans le numéro de février 2009, il analyse les causes de la crise actuelle et suggère des pistes de solution. Selon lui, nous allons devoir inventer d’autres manières de vivre en société, non seulement parce que les bases économiques de celle-ci auront été bouleversées, mais surtout parc que les bases morales ont été remises en question. Sortir de la crise implique notamment de rendre un sens à une notion de responsabilité complètement liquéfiée.
Cet ancien Eupenois a été actif fin des années ‘70 au Groupement des Jeunes Protecteurs de la Nature (GJPN dont l’actuel professeur Philippe VAN SULL est membre fondateur) avant de faire des études de philosophie et de journalisme. Après avoir couvert l’actualité sociale à l’Agence Belga, il a rejoint l’équipe d’Isabelle DURANT au Ministère fédéral de la Mobilité et, ensuite en 2004, le «Centre Etopia d’animation et de recherche en écologie politique» du parti Ecolo. Il est l’auteur de nombreux articles dans la revue éditée par ce groupe de réflexion.

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