Saint-Roch Ferrières Saint-Roch Ferrières Photo Saint-Roch Ferrières

Sélection Echos Septembre 09

1. Michèle ...

Une belle équation entre le sens du devoir et le bonheur d’être prof ! Quelques impressions, concernant Madame Renwart, que vous deviniez sans doute, mais agréables à relire sous la plume de deux collègues, Myriam Dzwoniarkiewicz et Claudine Simon. Sophie Dispa, élève puis collègue, prend ensuite avec élégance le relais pour saluer à la grande dame !
Parler de Michèle me permet de remonter (malicieusement) jusqu’en 1970, puisque nous nous sommes connues pendant nos études ; elle, grande normalienne qui en connaissait déjà un brin sur la pédagogie, comme sa maman; moi, beaucoup moins sûre de moi…J’étais fort impressionnée…
Mais, à cette époque déjà, André lui faisait tourner la tête sans qu’elle ne tourne les talons…
En 72, j’entame ma carrière à Saint-Roch, elle reste à Sainte-Croix, affectée à l’école d’application, nos chemins se séparent. Elle aime vraiment cet établissement, qui lui permet d’être très tôt aux avant-gardes des avancées pédagogiques.
Entretemps, elle a épousé celui qui, aujourd’hui encore, supporte tous ses excès.
Nous nous retrouvons à Saint-Roch en 1983. Elle y atterrit après la fusion de Sainte-Croix/ Saint-Barth, qui lui laisse beaucoup de tristesse, de révolte aussi, face aux décideurs qui n’ont pas toujours eu la droiture qui s’impose.
Au niveau personnel, c’est à cette époque qu’André et Michèle ont agrandi le cercle familial par l’accueil de Mélina d’abord. Cette grande beauté sauvage que nous avons eu l’honneur de voir fréquenter nos classes.
Puis la délicate Ketty ! Ketty, c’est la sérénité, le réconfort . La joie de vivre bien souvent.
Chez les Renwart, l’accueil n’est pas un vain mot. Partager leur table, préparer le repas pour une famille en difficulté, secourir (mathématiquement) des élèves à la scolarité un peu chaotique… Beaucoup peuvent en parler… moi-même aussi… Leur sens de la solidarité humaine, c’est du concret.

Et si avec Claudine on parlait de Michèle à Saint-Roch ?
2.
Chère Michèle,

En ce qui me concerne, je fais la connaissance de Michèle par une journée de septembre 1989 à l’occasion de mon premier cours de mathématique. Michèle, dont le caractère entier est remarquable entre tous, constitue rapidement l’un de mes terrains d’observation privilégiés. Madame Renwart est très organisée, son cours est très structuré. Entre autres consignes, elle nous suggère l’emploi d’un cahier de brouillons pour y refaire les exercices et préparer les contrôles. Cette habitude de travail me poursuivra jusque l’université. Son organisation, sa manière de cadrer le travail à effectuer en classe et à domicile m’imprègnent très tôt de l’importance de faire preuve de rigueur dans ma pratique quotidienne des mathématiques. Peu à peu, Mme Renwart me fait découvrir que, cette rigueur acceptée, les mathématiques deviennent un jeu rudement amusant à la cohérence rassurante et apaisante.

De la rigueur, oui, mais jamais de la rigidité. Payant de sa personne et joignant d’amples gestes à ses paroles, je la revois encore nous parler des nombres mammouths. Petits élèves de première, nous nous sommes vite rendu compte que nous partagions son cœur, qui avait bien la taille d’un mammouth, avec une ménagerie qu’on devinait nombreuse, de plantes d’intérieur et d’extérieur de toutes sortes et puis aussi d’animaux domestiques ou pas, d’ailleurs, qu’importe, et dont les facéties faisaient, certain matin, l’objet d’anecdotes bien senties.

Des principes, de la rigueur, du cœur, oui, mais jamais de rigidité. Je suis sûre que Michèle avait compris depuis longtemps, consciemment ou pas d’ailleurs, (de la frontière entre conscient et inconscient, on n’est pas toujours bien sûr avec Michèle !) qu’outre les qualités intellectuelles et le talent pédagogique, il y a une autre chose toute simple et pourtant au moins aussi importante pour faire un bon enseignant. Cette autre chose, ce secret qui nous fait durer dans cette tâche, Mathieu Bonten, le traduisait un jour en ces mots « il n’y a rien à faire, dans notre métier, il faut que l’élève sente qu’on l’aime … to get the best return on investment… !»

Après des années d’observation, tapie sur ma chaise, Mme Renwart, est la première personne qui me permet de passer à l’action en réalisant mes premiers essais grandeur nature à l’occasion de rattrapages d’entraide où les élèves qui avaient compris étaient mis à contribution pour expliquer aux autres en petits groupes. Quelle belle initiative ! Quelle meilleure façon, en effet, pour s’assurer que l’on a compris un contenu que de s’atteler à l’expliquer à quelqu’un d’autre! Quelle belle technique aussi pour ancrer son propre apprentissage ! Et puis, des enfants qui emploient leur langage propre pour échanger des explications, c’est très efficace! Peut-être y a-t-il là une piste à explorer pour réorganiser les remédiations? En tout cas, moi, je ne me prive pas de l’utiliser dans certaines de mes classes.

Au fil des années de secondaire et au gré de vos charismes, mes chers anciens professeurs, il m’est souvent arrivé de varier de branches : sur la fin ; math, physique, math … philosophie ? Jamais, mes envies d’apprendre et d’enseigner ne m’ont abandonnée. Sur les conseils avisés de José, j’ai finalement opté pour les mathématiques, comme quoi on en revient souvent à ses premières amours! Au terme de ma première candidature en math, réussie avec fruits, je revois ma grand-maman prendre le téléphone et appeler Madame Renwart pour lui annoncer mon résultat : elle avait tout compris.
Devenue finalement ta collègue, Michèle, j’ai mieux mesuré le travail, la préparation qui accompagnaient des dons indéniables et une profonde humanité. J’ai pu apprécier cette intelligence de toujours rester en éveil et de continuer jusqu’au bout à se poser des questions. A ton contact, j’ai compris que la pire erreur que l’on puisse faire dans notre profession, c’est de croire, qu’un jour, on peut avoir fini d’apprendre.

Michèle, ton exemple restera bien vivace dans mon cœur.

Depuis quelques années, j’ai une nouvelle occupation favorite, commune avec toi, Michèle, l’entretien et l’embellissement du beau jardin de ma grand-maman. C’est donc avec plaisir que je ferai de mon mieux pour veiller, entre autres, sur le degré d’hygrométrie des plantes que tu as confiées à Saint-Roch. En ce qui nous concerne, nous tous, tes collègues, je suis prête à parier que le souvenir des tribulations facétieuses où André et, ce que je me suis permis d’appeler ta ménagerie, tenaient régulièrement l’avant-scène, pas toujours à leur avantage, soit ; je suis sûre que ce souvenir préservera le corps professoral d’un dessèchement prématuré et ce pour de nombreuses années à venir !
Sophie Dispa, rh 95
3.
Bernard ...
A présent, c’est au tour de Bernard Marchal, partant pour d’autres horizons, d’être génialement croqué par Yvon Rollin.
Qui a vu couler, abondantes, les larmes sur les joues mal rasées de Bernard Marchal, a finalement compris que cet éternel baroudeur des mers tropicales n’est pas le boucanier des temps modernes auquel d’aucuns ont osé le réduire.
C’était ce mercredi 17 juin : M. le directeur venait d’annoncer à tous les élèves de 5e que leur professeur partait à la retraite. Ils l’ont chaleureusement applaudi. Evidemment, c’était avant la correction, on n’est jamais trop prudent!
Ses amis romanistes l’avaient appris la veille, dans le bureau des romanistes, bureau témoin de tant de confidences et de vicissitudes. Et là non plus, Bernard n’avait pu retenir ses larmes, devant ses vieux amis de 25 ans: Manuela (un peu plus jeune quand même), moi-même et nos deux fantômes tutélaires, Richard Bodéüs et Philippe Poncin .
Il est vrai que notre amitié remonte déjà à 25 ans. Une rumeur à l’époque avait précédé son arrivée à Saint-Roch : un touriste (il y a vraiment des méchantes langues partout) venant du Collège Saint-Martin de Seraing allait débarquer dans notre îlot champêtre de Bernardfagne !
4.
Les anciens n’ont pas d’âge...n’est-il pas ? C’est ce qui ressort des témoignages de nos correspondants (de 49 à 2009 !)
Grand merci à eux de nous procurer ce réel plaisir !
Quand on vous parle «familles», quelques illustrations...sous la photo I.Renard, la soeur de Nicolas (rh 06) Marie Smets soeur de Steve (rh 06) et Aurélie Sosset, la soeur de David (rh 99) Julien (rh 03) et la nièce d’Albert Degée (rh 68)...pas de place à St-Roch, à l’époque pour la maman d’Aurélie !

Aurélie Sosset, rh 09

La rhétorique 2008-2009 a été, pour moi, la plus belle des années passées à Saint-Roch et je pense que beaucoup d’autres élèves partagent mon avis. C’est l’année où l’on profite le plus car on sait que la fin est proche, qu’il va bientôt falloir partir.

Je garderai toujours de merveilleux moments en mémoire, tels que la Saint Nicolas où beaucoup ont travaillé d’arrache-pied pour l’organiser et qui a été un vrai succès ! Ou encore le bal rhéto à Bomal où tout le monde a passé une agréable soirée. Nous avions déjà participé à ces événements, mais c’est tellement plus agréable lorsque c’est le fruit de notre propre travail. Viennent ensuite notre voyage en Grèce, dont Régis Dumont a déjà parlé dans l’Echo précédent; la journée des rhétos où nous avons fait du kayak jusqu’à Hamoir pour y manger un bon barbecue. Que de souvenirs qui resteront longtemps dans les mémoires des rhétoriciens.

Qui oublierait le célèbre ‘Graffond-Cerfont’ (façon de boire une bière pour finir par en avoir partout :), inventée par Pierre Cerfontaine), notre mascotte Gravier qui nous a bien fait rire cette année, les vols de mallettes ou encore notre hymne « Vive la fête » ?

5.
Ensuite Armand Burette (rh 49) le grand-papa de Florence (rh 2000) de Maxime (rh 04) d’Alexandre (rh) de Jonathan (5R) et de Samuel (3R)...faisant une large parenthèse autour de Jean-Marc (rh 75) professeur au collège, Philippe (rh 79) et Luc (rh 86).

Disons dix ans…

Bruxelles, 18 août 2009, 17h15. Bientôt l’heure de quitter les bureaux de Vétérinaires Sans Frontières, ONG de développement pour laquelle je travaille depuis maintenant 2 ans. La journée était chargée : réunion avec un professeur, préparation d’une mission au Nord Kivu, et enfin, pour terminer en«beauté», budgétisation de la production d’un documentaire. Dire que je pensais qu’après Saint-Roch je n’aurais plus jamais besoin des maths. C’est Monsieur Wuidar qui serait content de voir que je repense à ses cours encore aujourd’hui. Surtout les théories de la probabilité ou plutôt de l’improbabilité qui ont fait en sorte, par exemple, que je rencontre mon mari (un Gaumais) sur l’Île de la Réunion ou que…
Saint-Roch ! Dix ans, l’an prochain, que j’ai déguerpi de ce navire entouré de prairies et de bois. Dix ans ! Je me revois encore le premier jour dans la grande école ...

6.
Bruno Jans, rh 89
Saint-Roch aura été ma toute première ‘expatriation’. Oh!, guère aventureuse, c’est vrai : une dizaine de kilomètres à peine de Hamoir, village de mon enfance et d’une frange non négligeable de professeurs dont, six années durant, j’allais être spectateur des prouesses sur les estrades des classes de Bernardfagne… A un jet de pierre de la maison familiale s’ouvrait ainsi un nouveau chapitre : une longue et primordiale étape académique que mon inscription à l’internat frappait de surcroît du sceau de l’inconnu. L’entrée dans un nouvel établissement scolaire mais aussi dans une « école de vie » dont je n’allais mesurer la portée que bien plus tard…

En cette fin de journée de septembre 1983, internes, parents et bagages défilent sur le rond-point face au collège. Un ouvrage presque d’avant-garde, précédant d’une décennie au moins la « rond-pointmania » qui a depuis investi nos routes et chemins… Un collège précurseur, alors ? Peut-être, mais aussi défenseur de ses traditions ! Voyez au milieu de cette bande circulaire la statue de Roch et la sainte protection qu’il semble accorder aux alentours, chien au pied et bâton à la main… Allégorie d’un corps enseignant éclairé et protecteur, flanqué de fidèles et dociles élèves auxquels on indique la spirale ascensionnelle vers l’apprentissage et l’obéissance ? Non, je ne pense certainement pas à cela en ce jour de septembre, mais avec le recul…

Par grappes, la foule familiale franchit le noble porche et s’engouffre dans la majestueuse cour d’honneur. Dieu, que cela impressionne ! Que de sérénité! Oui, pas de doute : un sanctuaire où tout paraît respirer étude et discipline… Relativisons ! Une solennité de façade qui rapidement se dissipera au rythme de la vie trépidante du collège intra muros !

7.
Philippe Halin, rh 79
Les rhétos ‘79 ont quasi tous 48 ans, l’âge que Jung décrit comme la charnière entre les quatre premiers cycles de 12 ans et les 4 suivants (au mieux !), bref la fameuse «crise de la cinquantaine» où tout peut basculer ou s’intégrer... «l’akmè, messieurs» pourrait répliquer Richard Bodéüs, avant d’ajouter quelqu’épithète homérique : «n’est-ce pas, Sacré qui s’est saoûlé au coca et qui ne se sent plus ?»


Richard Bodéüs douché à son entrée dans une hutte de Kalamaki durant le voyage en Grèce des rhétos 79. (stratagème imaginé par Jean Rixhon, qui avait par ailleurs provoqué des recherches par hélicoptère et la plus belle colère de Jean Debatty en disparaissant à la nage dans le golfe de Corinthe)

Raconter mes années à Saint-Roch revient à évoquer plus que le second cycle puisque l’aile jouxtant le porche d’entrée était notre appartement familial. La coïncidence de dates fait que mon père (Guy Halin) vient de le quitter il y a quelques jours pour s’installer à Dinant, à 77 ans, après un demi siècle Saint-Rochî.

J’étais donc externe et interne à la fois. Les avantages ? Pouvoir se lever à 8 h 05 et quand même être à l’heure au cours de 8 h 10 avec feu l’abbé Defossez, 16 marches plus bas (16 est en fait le nombre d’heures que nous passions avec lui, rien qu’en additionnant le latin, le français et la religion !), entendre depuis le salon où je regardais la TV travaillais la sirène de fin de première heure d’étude et me précipiter dans les couloirs pour y discuter avec les copains et préparer la soirée; subtiliser le trousseau de clefs paternel pour «décorer» durant la nuit des 100 jours le labo de Paul Villers, pendre au plafond de la salle des profs Anatole, le squelette du labo de bio,... et finir la nuit en chantant avec quelques éveillés, la brabançonne initiant les programmes de la RTBF etc...

La semaine à Saint-Roch était pour moi intense et passionnante.

8.
Pierre Lefèbvre, rh 69
Pour y avoir passé tant d’années, mes souvenirs de St-Roch sont évidemment nombreux.
Je fus un des derniers à y terminer le cycle primaire. Mr. Vanguestaine, le père du professeur Jean-Marie Vanguestaine, Mr. Salle et Mr. Blandiaux étaient les instituteurs des 8ème et 7ème préparatoires.
Mes souvenirs des premiers jours sont forts. Je ne comprenais pas pourquoi nous devions, si souvent, garder le silence : dans les rangs, devant les lavabos… J’étais impressionné par le dortoir et ses chambrettes, à hautes cloisons sombres, fermées par un rideau qui nous assurait un tantinet d’intimité.
La journée était rythmée par le son de la grosse cloche, depuis le réveil à 6h45 jusqu’à la fin de la récréation du soir. Puissant, on pouvait l’entendre dans tout le Petit Séminaire. Chaque jour de la semaine débutait par la messe et se terminait par la prière du soir ; le dimanche, l’horaire était un peu différent et la « grasse matinée » avec le lever à 7h30 était très appréciée !
La salle d’étude, d’un seul tenant et très haute de plafond, était impressionnante. L’abbé Achten nous surveillait du haut d’une ancienne chaire de vérité. Toutes les classes, depuis la 8ème préparatoire jusqu’à la 4ème année d’humanités, y étaient regroupées. Cela devait faire environ 150 élèves générant un bruit de fond non négligeable dans le « silence» imposé. Les élèves occupaient de grands bancs de 4 places. L’attribution de celles-ci répondait à une certaine logique qui avait pour but de nous éviter la tentation de copier les devoirs.
La question que je me répétais sans cesse était : « Où suis-je tombé ? ».
9.
Nous découvrons avec plaisir et intérêt la suite de la chronique (recueillie par Paul Villers) de Paul Rouxhet (rh 59) Prof Emérite de l’UCL qui nous entretient avec attachement de la rhéto...sortie 100 ans après la 1ère... Suite dans le numéro de décembre...
Un de la centième rhétorique
Services et à-côtés
Parmi les tâches assurées par les élèves (sonneur, facteur, libraire, serveur,…) figuraient l’office de sacristain, assuré par 4 élèves: deux élèves de la classe de poésie et deux élèves de rhétorique, cequi assurait la transmission du savoir-faire. Chaque jour il y avait les préparatifs relatifs aux deux séries de messes célébrées dans les chapelles latérales par les professeurs ecclésiastiques et aux offices destinés à l’ensemble des élèves. Les grandes fêtes demandaient le déploiement de draperies, tapis et chandeliers. J’eus la charge, et aussi le privilège, d’être sacristain en tandem avec Pierre Colin.
Voici une anecdote vécue par le tandem de nos aînés en 1958. Sortie de la procession de la Fête-Dieu ; les cloches doivent sonner mais le mécanisme est défectueux et il faut monter dans le clocher pour actionner les cloches à main nue. Cet effort n’empêche pas les compères de regarder par un abat-son, ce qui les conduit à émettre des propos flatteurs sur les «filles B», propos tenus à une voix d’autant plus haute que leurs auteurs devaient être assourdis, propos qu’entend le Directeur au moment précis où il sort de l’église en portant l’ostensoir. Sanction : les compères sont convoqués par le Directeur qui leur ordonne d’aller présenter leurs excuses. Ces excuses furent évidemment acceptées de bonne grâce par la maman des demoiselles.
10.
Vos maîtres…ils vous ont beaucoup donné : leur enthousiasme, leur savoir, leur sagesse, leur doute aussi ! Nous avions pensé que vous auriez aimé les retrouver…
Bis repetita ? Soit ! Avec le côté léger cette fois, si léger qu’il aurait pu vous échapper…même à vous !

Après le Padre suivi d’Arnaud Bruyère, un jeune professeur d’histoire en 2005, voici l’un des premiers professeurs d’histoire PC (post clergé) : Freddy Léonard. Il avait la fière moustache et la grosse voix, des propos amènes pour ses élèves, et, bizarre aujourd’hui, était un fervent supporter « rouge et bleu » ! Il déboula dans nos classes pour notre plus grand plaisir et celui de l’Histoire. Passionnant, brillant et motivant…il fut bientôt remarqué par le politique, qui, l’éloignant de nos estrades, lui prêta tribune…Une autre de ses facettes et une belle page du collège nous sont très agréablement rappelées par Georges Detry de la rhéto 70.

A VOS MARQUES

Prêts, partez…Ce n’est pas un exercice facile de remonter les méandres de sa mémoire. En transcrire en quelques lignes ce que vos connexions neuronales ont restitué ne l’est pas davantage mais pour les bons souvenirs que l’expérience m’a laissés, c’est avec plaisir que je prends la plume pour relater la première expérience du collège à l’émission A VOS MARQUES de la Rtb de l’époque.
Voilà qui ne nous rajeunit pas puisque je vous parle de péripéties qui se sont déroulées en automne 1969. Un mentor est à l’origine de l’initiative en la personne de Freddy Léonard. Il était professeur d’histoire dans le premier cycle et il avait l’ambition de jouer le coup et de porter les couleurs du Petit Séminaire hors des murs de Bernardfagne.
L’équipage, constitué en deux coups de cuillers à pot, lui doit tout dans cette aventure. Il fallait un élève de rhéto, un de troisième et un de cinquième, Maurice Verschoore et Luc Belleflamme complétaient ainsi le tableau. Les éliminatoires à Liège en septembre nous avaient ouvert les voies de la qualification pour passer le cap vers l’émission télévisée qui tenait place en direct pendant une heure le samedi vers 18 heures.


11.
Arnauld Brouwers, rh 99

Je me souviens d’Arnauld pour les quelques mois partagés dans le même couloir d’internat. Elève studieux, interne discret, il était toujours bon compagnon. Mais c’est sans doute dans sa vie privée qu’Arnauld se dévoilait le plus. Passionné, collectionneur, il aimait prendre part à des reconstitutions historiques sur la seconde guerre mondiale. Toujours à la recherche d’une pièce rare, on le croisait souvent dans les événements liés à cet univers.
Décédé dans l’exercice de ta profession, tu as subi la dure loi du destin… Accident stupide, fatalité cruelle, il n’y a sans doute pas assez de termes désabusés pour qualifier le décès d’une personne aussi jeune à l’avenir professionnel très prometteur et à 28 ans, toujours un rayon de soleil dans le cocon familial…

Repose en paix Arnauld, tu resteras dans ma mémoire.

Renaud Lesage, rh 99
12. Denis Thésias, rh 81

Rock ‘n’ Roll, pour le meilleur et pour le pire
Il y a quelques semaines c’est un Mathieu Bonten un peu abasourdi qui prenait contact avec moi en me demandant de rédiger quelques lignes à propos de son ancien élève, Denis Thésias. C’est que la nouvelle de son décès ne lui était parvenue que pratiquement trois années plus tard… Denis a posé un acte ultime, il ne reste à sa famille qu’à respecter son choix et à faire preuve de la plus grande tolérance possible. À l’heure des tristes constats il est réconfortant de convoquer nos souvenirs; pas question d’encenser, non, juste de se rappeler.
Déjà du temps de Saint-Roch, les professeurs décelaient, chez le jeune homme, l’écorché vif. Denis était un gamin à fleur de peau. Bien plus tard, sa barbe, son look de baroudeur et sa grosse voix ne suffisaient pas à cacher sa grande sensibilité. Enseignant le français au CEFA à Marloie, Denis avait le profil adéquat pour se faire respecter par les élèves réputés difficiles de l’enseignement professionnel; des durs à cuire, comme lui. Il est vrai que son job était plus social que strictement pédagogique…
En marge de sa carrière d’enseignant Denis était correspondant pour Vers l’Avenir dans la province du Luxembourg. Ce boulot, souvent ingrat, l’emmenait pourtant à la découverte de la région. Ça tombe bien, il ne pouvait pas rester en place. Son péché mignon ? Les concerts, du bon vieux rock, et qui déménage, si possible.
Gosse rebelle et anticonformiste, prof impliqué, Denis était surtout passionné par ses deux enfants, Germain et Alice, qui ont aujourd’hui 11 et 13 ans.


Charlotte Wautelet, rh 04,
nièce de Denis.
13.
Jean-Pierre Seron, rh 86
Je me souviens très bien de JP SERON même si je ne l’ai plus vu après les études secondaires, et c’est avec une grande tristesse que j’ai appris son décès.
Il a marqué ma mémoire parce qu’il avait une grande ouverture sur le monde alors que moi, je sortais de ma campagne..
JP était quelqu’un de très discret et en même temps il savait se faire apprécier par ses condisciples. Il était très calme et très posé en toutes circonstances. Il avait déjà une très grande attirance pour la politique à laquelle il aimait initier tous ceux qu’il côtoyait. Il voyait d’ailleurs la vie en bleu et aimait influencer les autres dans ce sens et cette nuance...Dans la cour de récréation il passait son temps aux débats plutôt qu’aux joies du défoulement et s’amusait toujours des bêtises... des autres.
Alors qu’il n’était pas trop sportif, il aimait la piscine et était fort bon nageur. Il a d’ailleurs souvent défendu les couleurs de St-Roch lors de compétitions.

Dominique MEYERS, rh 86


14.
Le passage de l’Abbé Dechesne
à Saint-Roch
Il y a quelques semaines, Jacques Dechesne fêtait ses cinquante ans de prêtrise. C’est l’occasion d’évoquer son bref passage comme professeur à Saint-Roch.
Après avoir enseigné au Collège Saint-Hadelin à Visé, il arrive à Ferrières en février 62 et devient titulaire de la 3e latine où il enseigne la religion, le latin, le français et l’histoire, soit la moitié des heures de cours, comme c’était souvent le cas pour les prêtres professeurs.
C’est précisément dans le cours d’histoire qu’il me laisse le souvenir le plus marquant par sa façon de faire revivre certains événements du Moyen Age et de la Renaissance. Me reviennent plus particulièrement à l’esprit les épisodes les plus croustillants de la Querelle des Images dans l’Empire Byzantin et de la Querelle des Investitures entre la Papauté et le Saint Empire, sans oublier les turpitudes des Borgia. Il faisait revivre ce passé avec force détails dans une éloquence imagée en ponctuant son récit de fréquentes apostrophes à son public: «Et alors, Messieurs…». La latte était son outil pédagogique favori.
On ne peut pas non plus passer sous silence …
15.
Qui a dit cent cinquantième … ?
Ou les lois de la bonne arithmétique !

Dans le dernier numéro des Echos, à propos de la prochaine journée de retrouvailles des promotions en ‘9, nous écrivions :
« Parmi ces promotions, la rhétorique 1958-59 fut, il y a 50 ans, l’objet de festivités particulières. C’est en effet à partir de 1853 que le cycle complet d’humanités anciennes a été organisé au Petit Séminaire ; dès lors, les premiers rhétoriciens diplômés sont sortis en 1859.
La rhétorique 1959 était donc bien la centième. En bonne arithmétique, la rhétorique actuelle, diplômée en ce mois de juin 2009 est la … cent cinquantième ! »

Ce petit bout d’article a fait réagir Didier LOISEAU (rh. 2003), lecteur attentif s’il en est. Voici un extrait du courriel qu’il nous adresse :
« C’est avec plaisir que j’ai lu votre dernière édition des Echos, mais je n’ai pas pu m’empêcher de tiquer en y lisant que la première rhéto est sortie en 1859 et que les autres se sont suivies sans interruption jusqu’à la 150ème cette année.
En y regardant de plus près, on a : la 1ère en 1859, la 2ème en 1860, la 3ème en 1861, etc.
Il suffit donc de soustraire 1858 à l’année courante pour trouver son numéro. Et là, surprise : pour 2009, cela nous fait 151 ! La rhéto 2009 est donc la cent cinquante et unième !! «

Nous ne pouvons que nous incliner devant cette démonstration à la fois simple et inattaquable. A notre décharge, nous avancerons que l’origine de la confusion remonte aux festivités et à la publication d’une plaquette célébrant la sortie de la 100ème rhétorique, à l’occasion d’une assemblée des Anciens qui se tint le 31 août 1959.
Cela n’excuse que bien peu notre erreur ! Nous nous empressons donc de rendre justice aux véritables jubilaires. C’est la rhéto 1958 (1) qui aurait dû recevoir l’honneur d’être fêtée comme la centième (désolé pour Pierre Colin, Célestin Broers, Paul Rouxhet et tous leurs condisciples de la rhéto 1959 qui, ma foi, n’en feront pas une maladie !). Pour la même raison, le titre de cent cinquantième rhétorique doit être attribué, sans contestation mais avec un an de retard, aux rhétoriciens sortis en 2008. Voilà qui est dit.
Au titre de lots de consolation à l’intention des rhétos 1959 et 2009, nous leur dirons qu’ils sont sortis respectivement 100 ans et 150 ans après la première rhétorique, celle de 1859.
(1) Nous en profitons pour saluer au passage Freddy Bonmariage, Paul Dans, Joseph Van der Vleugel et Jules Voz de la rhéto 1958, que nous avons revus avec grand plaisir lors de la dernière journée de retrouvailles en novembre 2008.

M. Tromme
16.
La revue de presse de M. Paul Villers
Le texte de revue de presse, courant sur 2 pages bien remplies avec photos à l'appui...nous ne vous donnerons que les noms des personnes auxquelles M Paul VILLERS fait allusion, à savoir : Frédérique Kersten, Théo Blaffart, Pol Guillaume, Marc Tarabella, Michel Jehaes, Jean-Christophe Henon, Vanessa Matz, Jean-Claude Marcourt, Toni Pelosato, Jacques Gustin, Sandrine Maquinay, Jean-Pierre Pire, Paul Rouxhet, Richard Bodéüs, Patrick Lecerf, Yves Danthine, Vincent Bourlard, Ariste Wouters, J-Claude Balthasart, Noé Terorde et Serge Sorbi.






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